Passez commande…

A l'occasion de la sortie de mon nouveau roman, je lance une souscription:
Le livre pour 13 euros port compris au lieu de 14+5 (19€)
Avec dédicace personnalisée.
Les 25 premiers seront servis + les autres…

Objectif atteint, il m'en fallait 25 mini… mais il n'y a pas de maxi. Donc, continuez.
(deja 32 commandes)

C'est de la science fiction, c'est rigolo, c'est déjanté, c'est du Jacqk

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Marché de Noël a STRASBOURG

Ca sent la Cannelle !!!0


p1060226.jpgmusique noel

Et moi j'ai horreur de ça !

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L'alsacien sait-il qu'on peut boir un verre de vin sans y mettre de la cannelle ?

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Sait-il que la pomme existe nature ?

Pour le reste, ca vaut le coup, des couleurs, des lumières, du monde, de la musique, des boules et des chalets.

Mais surtout quelques bonnes bouteilles…

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Cosmos Groom

http://issuu.com/jacqk/docs/cosmosgroom

Deux chapitres a suivre…

Une histoire de guitare :

Ça commence par hasard, un samedi d’octobre 1989. J’habite alors une petite maison au-dessus de la menuiserie de Jacky, mon beauf. Moi, divorcé, je reçois pas mal en soirée…

Voici donc qu’arrive un copain avec une guitare en piteux état. Le manche est cassé, plus de corde, caisse enfoncée. Trouvée dans une poubelle.

— Avec les bouts de bois et l’outillage de ton beauf, tu ne peux pas la réparer ?

Mon regard expert juge l’objet ;

— Elle est morte !

N’empêche, il me la laisse, et le lendemain, je la porte dans l’atelier et la montre à Jacky.

— Doc, tu peux faire quelque chose ?

— Ouais, la foutre aux ordures. Maintenant, si tu veux, sers-toi et répare là toi-même.

 

Ce que je fais !

Finalement, une guitare ce n’est pas compliqué. Un peu de colle et des serre-joints. La demoiselle, même si son allure reste de guingois, retrouve une voix de vieille fille enrouée.

J’ai quelques poèmes qui traînent dans un coin, et j’avais appris trois accords pendant mon service militaire (un copain de chambrée était musicien et m’avait initié). C’est comme ça que ça a commencé.

Problème, j’ai 42 ans et mes doigts n’ont plus la souplesse d’un gosse de 15 ans. Alors, j’abandonne les barrés, trop chicanos et je me recherche les accords à ma portée dans une méthode genre « pour les nuls ».

Regret ; je n’ai pas de photo de cette guitare qui est très vite retournée dans les bras du copain, mais du coup j’ai ressorti la petite guitare pour enfant que je gardais depuis dix ans en souvenir d’une petite fille…p1050842.jpg

Gliong gling. Je commence à me débrouiller, et à l’occasion d’un voyage au Pérou, je découvre que là-bas, les guitares sont vendues pour rien. Je rapporte la plus chère du magasin (équivalent de 100 euros), c’est en 1990.p10508501.jpg

Je rapporte également un instrument rigolo : un charango. C’est une petite guitare faite dans la carapace d’un tatou (sorte croisement de rat et de tortue) à cinq cordes

Le temps passant, je me suis offert une guitare espagnole, en espérant devenir un virtuose, mais ça reste un rêve.

Un cadeau de rêve m’arrive ensuite : Une Takamine électroacoustique. Je ne joue qu’avec elle

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Au fil de mes balades, je me suis offert quelques pièces régionales : une mandoline à Venise et un oud dans un souk du côté de la Tunisie

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Une guitare d’occase trouvée dans un grenier au Sri Lanka, de fabrication chinoise, qui m’accompagnera durant mon séjour et qui termine sa carrière chez mon fils (il attend que je la lui accorde).

Pour mes 60 ans, je passe à l’électrique : une belle Ibanez noire. Ça fait du bruit, mais avec le casque…p1050847.jpg

Quelques mois plus tard, une affaire du mafioso de la famille : comment refuser une fusée ?p1050846.jpg

Et depuis quelques jours cette guitare avec port USB pour délirer sur le PC.p1050840.jpg

Mais qu'en fais-je ? la réponse est là: http://jacqk.magix.net/website/ 




Muzik’Elles de Meaux 2008

J’y suis allé !

Quelle soirée mes amis : au programme Juliette et ses invités-surprises. Moi j’ai toujours aimé cette fille pour sa bonne humeur et son franc parlé. Alors, quand j’ai vu la pub, je me suis précipité et j’ai embarqué avec moi ma femme et un couple d’amis. Places prises par le web sur Fnac. Billets imprimés à la maison. Rendez-vous à Meaux à 20 heures, places non numérotées, « complexe Georges Tauziet »

J’aurai du mieux lire le billet, mais un A4 pour une place de spectacle composé aux ¾ de pub, on passe vite dessus.

J’explique : c’est Juliette + Suzanne Vega !

On arrive vers 19h30… forcément, on veut être aux premières places. En plus, je connais l’ambiance des salles, il est fait toujours trop chaud, donc je n’ai qu’un pull sur moi. Grosse erreur.

Je connais les champs Élysée, le champ de Mars, ce sont des champs, OK, ben le fameux « complexe » aussi ! Moi qui m’attendais ai une salle ; raté.

Un vaste espace libre devant la scène, et trois tribunes, une en face, une de chaque coté.

Quand on arrive, deux sont pleines et l’espace se remplit. Pas fou, on file vers l’estrade de gauche, presque vide. Là un officiel nous arrête ;

— Avez-vous payé votre place ?

— Oui, bien sûr (et on va pour sortir nos billets)

— Désolé, cette tribune est réservée aux invités. Vous pouvez vous asseoir, mais à 9h 30, quand débutera la troisième partie du spectacle, il faudra évacuer pour laisser la place aux invités.

Logique. Tu payes ta place, tu restes debout et tu viens voir tout le spectacle. Tu ne paies pas, t’es invité, tu vas d’abord te gaver de petits fours à la mairie et tu ne viens que pour le clou… et en plus on te garde une place assise a l'écart du peuple. C’est d’une morale.

Première partie, un groupe avec une chanteuse. Pas mal, voix genre V. Paradis, chansons à textes couverts par la musique, on ne comprend rien mais ça chauffe et comme on pèle de froid, ça fait du bien. J’ai aimé, pas mes amis.

Ensuite, démontage du matos et une dizaine de techs se précipitent. Il leur faut une demi-heure pour retirer un ampli et trois micros, puis réinstaller deux amplis et trois micros. On appelle ça de la préparation.

Tout ce temps a se geler doit être récompensé. On nous annonce la star, la grande vedette mondiale en tournée, avec une palette d’invité, tous des grands de la guitare. On se lèche les babines ; Suzanne Vega. Tu connais ?

Elle se pointe avec une guitare immense. Belle femme de 40 ans, elle dit bonjour en français et un baratin en Amerloque. On attend le grand orchestre. Il arrive : 60 ans serré dans un jean avec sa guitare. C’est tout ! Une demi-heure d’installation pour ça !

Suivent une heure de mélodie genre berceuse à la Simon et Gart… J’en vois trois qui frappent des mains. Moi je frappe des genoux, des coudes et des dents. La température descend à 10°

Les invités se suivent, le premier joue son truc pendant qu’elle chante, mais sûrement pas le même morceau… C’est faux. (Attention, quand un guitariste entre, l’autre se tire). Kent fait une apparition en tant que chanteur, il joue les chœurs, même pas une des ses chansons. Paul Personne se pointe et s’en tire bien, il a vu les dégâts du premier et se contente de plaquer des accords entre les paroles… 15 ou 20 chansons plus tard, elle attaque son tube (un air connu) pas de chance, c’est le moment que choisissent les officiels pour nous faire déguerpir. Les invités vont arriver ! Déja sur scène, les techs ont repris leur ballet et réinstalle… On en profite pour faire un tour au village.

Stand portugais, hindou, marocain, africain… ça sent la bouffe. On a faim, mais rien ne nous tente, on achèterait bien une polaire… pas de chance.

Je caille trop, avec mon pote on file à la voiture pour la rapprocher.

— SI on sort, on ne rentre pas !

C’est le chef de la sécurité, un mec puissant, très important et pas marrant.

— Je vais juste me chercher quelque chose à me mettre sur le dos, je caille, je pensais qu’on était en salle !

— Les festivals c’est toujours en plein air, vous devriez savoir…

— Hé oui, Avignon, Aix… en juillet/août et au sud, mais Meaux fin septembre…

Bon prince, il nous fait une faveur.

Je rapproche la voiture et j’en profite pour équiper mon copain d’un vieil imper, moi je récupère un ancien pull à ma belle mère qui sert de doudou au chien et un vieux drap de plage (du chien) qui protège le cuir du siège arrière. On fait déguisé, on sent la niche, mais ça réchauffe.

Il est 11 heures, on se magne, car on a dû rater le début de Juliette…

Ben non, c’est pas encore prêt !

Enfin, elle arrive et là, chapeau, une grande bonne femme, une sacrée Nana ! Ses invités jouent le jeu, on se marre et on se régale. Bel orchestre (un vrai) et belles chansons.

Mais debout depuis trop longtemps, le courant d’air glacial, le brouillard… et cette tribune invitée presque vide, mais toujours gardée par des officiels… A minuit dix on se tire discrètement… enfin pas tant que ça, c’est une marrée qui se tire alors que le spectacle continu.

Il est trop tard pour trouver un resto. On se précipite dans la voiture, chauffage à fond, on doit avoir un bout de fromage au frigo.

Conclusion : ras-le-bol des invités qui ne viennent pas (tu parles, c’est gratos).

Ras le bol des organisateurs qui se félicitent de tout ce travail… patati patata… alors que sur 4h30 on a eu 2h30 de déménagement

Ras le bol des pleins airs à Meaux fin septembre et de ce pays qui considère que les invités qui ne viennent même pas sont plus importants que ceux qui paient.

Sacré Coppé.

Jacqk